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 En Sibérie(Tunguska)

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hendy



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MessageSujet: En Sibérie(Tunguska)   Ven 4 Avr - 2:45

En 1908.. dans la région de Sibérie centrale, la région de Toungouska fut le théatre d' une explosion dans
l' atmosphère.. Il semble que l' on pouvait encore voir des arbres carbonisés au début des années 60..
Le phénomène fut observé à 400 km plus loin par une colonne de feu et une déflagration assourdissante..
J' avais conservé un vieux livre sur le sujet..on mentionnait même la possibilité d' une explosion nucléaire..

Mais 100 ans plus tard, je serais curieux de savoir le bilan réel de cet événement.. est-il plausible, est ce un canular..
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Alain
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MessageSujet: Re: En Sibérie(Tunguska)   Ven 4 Avr - 11:26

Bonjour Hendy,
J'ai pour ma part découvert ce fait il y a quelques mois par un documentaire.
Si je me souviens bien, la théorie la plus probable est celle d'un morceau de météorite ayant explosé avant de toucher le sol.
Cela fait partie des menaces naturelles pour la Planète.
Je vais rechercher les infos et les poster en suite.
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Alain
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MessageSujet: Re: En Sibérie(Tunguska)   Sam 5 Avr - 17:21

A l’heure actuelle, l’on est encore loin de la certitude concernant le phénomène.
La grosse erreur concernant l’étude de Tunguska aura été le fait que L’URSS n’a que tardivement autorisé la venue de scientifiques de la toute la planète (Vers 1976)


Citation :
Qu’est-ce qui a frappé la Sibérie en 1908 ?
La plus puissante explosion répertoriée ébranle toute la région de la Toungouska (ou Tunguska), au cœur de la Sibérie, dans la matinée du 30 juin 1908.
Elle arrache tous les arbres et brûle les animaux. Heureusement, cette région est peu peuplée et seulement deux victimes sont à déplorer.
Depuis 1927, les scientifiques cherchent à identifier la cause de la catastrophe de Toungouska.

Une explosion au cœur de la Sibérie
L'objet de la Toungouska est tombé le 30 juin 1908, à 7h 17mn 11s heure locale à 60 km de la petite ville de Vanavara. Le cataclysme est survenu précisemment dans la région de la Toungouska Pierreuse, en Sibérie centrale, à 800 km au nord-ouest du lac Baïkal.
Les habitants de la région ont raconté que, juste avant l’explosion, ils ont vu une boule de feu fendre l’air, et, à Kirensk, à environ 400 km de là, des témoins ont parlé d’une « colonne de feu ».
Les ondes de choc sont si violentes qu’un cheminot du Transsibérien crut que sa locomotive avait explosé. Il se trouvait pourtant à 560 km du point d’impact.
60 millions d'arbres sont brutalement couchés sur le sol et brûlés. A moins de 20 km de l’épicentre de Toungouska, environ 700 rennes et tous les chiens sont brûlés vifs. Tentes, nourriture et stock de bois des nomades partent également en fumée.


Photo de 1927 (Sélection du Rider's Digest)


Les incendies brûlent pendant deux semaines et l’on peut voir une énorme colonne de flammes à plusieurs centaines de kilomètres de distance.
Poussières et débris sont projetés dans l'atmosphère.
Les témoins rapportent également que juste après l'effroyable bruit qui suivit l'explosion, le sol se crevassa. Au même moment, le séismographe de l'Observatoire d'Irkoutsk enregistre un séisme de magnitude 5 qui durera 51 minutes.

Des perturbations magnétiques ont été enregistrées suite à l’explosion. La perturbation a duré plus de 6 heures. La tempête magnétique fut si intense que les boussoles de l'Observatoire d'Irkoutsk furent inutilisables à 977 Km de l'épicentre.
Les autorités impériales russes passent l’évènement sous silence. Aucune allusion n’est donc fait dans la presse internationale.
Ce n’est qu’après la révolution que le gouvernement soviétique charge un scientifique, Leonid Kulik, d’enquêter sur l’explosion.

Des indices contradictoires

Kulik conduit la première expédition au début de l’année 1927. Il part avec la certitude que l’explosion est due à une météorite entrée en collision avec la Terre.
Arrivé sur le site, il remarque que les troncs des pins sont déracinés par milliers. En explorant le périmètre de l’aire dévastée, il constate que les cimes des arbres sont toutes tournées dans la direction opposée à celle d’un endroit qu’il pense être le foyer de l’explosion.
Le scientifique découvre également des douzaines de trous très larges. Ce qu’il ignore à ce moment-là c’est que ces cavités sont très nombreuses dans toute la Sibérie. Elles sont dues aux fortes variations climatiques dans la région.


Leonid Kulik


Persuadé qu’une météorite est responsable de la catastrophe, Kulik rapporte de son expédition des indices confus et contradictoires.
A aucun moment, il ne fait allusion à l’absence de cratère. Si une énorme météorite avait frappé la Terre, elle aurait laissé des traces de son impact, en l’occurrence un cratère.
Les expéditions modernes n'ont à ce jour récolté aucun fragment de la météorite mis à part de petites sphérules de silicates et de métal, certaines renfermant des gaz.
On sait que la formation de telles structures n'est possible qu'à de très hautes températures.


Photo des microparticules (© Université de Bologne)


Deux autres expéditions sur le site ont eu lieu en 1928 et en 1929-1930 qui n’apportèrent rien de nouveau.

Les autorités russes ont accepté que des scientifiques étrangers viennent sur le site à partir de 1989. Il est bien sûr regrettable qu’un tel retard ait été pris car la nature a repris ses droits et a recouvert rapidement les traces de l’impact.

Des effets semblables à la bombe d’Hiroshima

Après le lancement de la bombe atomique sur Hiroshima, en août 1945, on a mis en évidence des analogies entre l’explosion sibérienne et une déflagration atomique.
A Hiroshima, on a observé que peu de dommages autour du point d’impact. Plus curieux, les plantes et les arbres ont repoussé, sur les deux sites, à une vitesse extraordinaire.
La croissance des végétaux serait de l'ordre de 5 à 10 fois plus rapide que la normale d’après les chercheurs soviétiques.


Le site aujourd’hui (© Université de Bologne)


Ils ont également notifié que des mutations seraient apparues sur certaines espèces d’insectes. Leurs propos sont cependant contestés par les chercheurs européens. Il y a donc un doute sur ces mutations qui ne pourraient être dues qu’à une augmentation de la radioactivité.
Les témoins sibériens ont parlé d’un gigantesque nuage de fumée après l’explosion, ce qui évoque le champignon provoqué par les armes nucléaires.
Si les traces laissées ressemblent à celles d’une bombe atomique, il est absurde de penser qu’une explosion nucléaire ait pu se produire 40 ans avant l’invention de l’arme atomique.

Un objet venu de l’espace

De minuscules morceaux de silicate et de magnétite ont été retrouvés dans les arbres proches du point d’impact.
L’étude de ces matériaux a montré clairement qu’ils provenaient du cosmos. Ce qui s’est abattu en Sibérie en 1908 venait-il de l’espace ?


Le site en 1991 (© Université de Bologne)


Certains commentateurs ont bien sûr tout de suite évoqué un vaisseau spatial. Les matériaux retrouvés étaient, pour eux, les débris d’un engin extraterrestre qui se serait désintégré en pénétrant dans l’atmosphère.
Leur hypothèse était étayée par des témoignages d’habitants disant avoir vu un objet cylindrique dans le ciel, descendant lentement vers la Terre, puis changeant subitement de direction.

Les différentes théories

Trois hypothèses principales s’affrontent actuellement sans qu’aucune d’ailleurs soit totalement satisfaisante :

L'explosion d'une petite comète (théorie des astronomes F.Whipple en 1930 et L.Kresak en 1978)
L’impact d’un astéroïde pierreux (théorie du géochimiste Yevgeniy Kolesnikov)
L’impact d'une météorite mixte (théorie de S.N.Blazhko et Yu V.FilippovYu)
Pendant longtemps, les experts ont affirmé que l’explosion avait été provoquée par un fragment de comète entré en collision avec l’atmosphère terrestre, donc à plusieurs kilomètres au-dessus du sol.

Cela expliquait la nature des dégâts provoqués par l’onde de choc et l’absence de cratère.


Il pourrait également s’agir d’un météoroïde dont la définition est : un objet interplanétaire dérivant des astéroïdes ou des comètes dont la masse se situe entre 10-9 et 108 kg, soit plus grand qu'une molécule et plus petit qu'un astéroïde (définition de L'Union Astronomique Internationale).
C’est plutôt flou et cela ne nous donne pas la solution de l’énigme.

Source: http://dinosoria.com/toungouska.htm


L'Hypothèse la plus probable aujourd'hui:

Citation :
L'hypothèse de l'astéroïde

Etonnamment, cette hypothèse qui avait prévalu en 1908, sous l'appellation de météorite géante de la Toungouska, qui a plus ou moins survécu par la suite, est revenue progressivement sur le devant de la scène, soutenue par des spécialistes comme Sekanina et Ganapathy. Elle est aujourd'hui de loin la plus probable, même si elle a le défaut d'expliquer plus difficilement certains effets constatés. La difficulté principale dans cette hypothèse est de démontrer que tous les effets enregistrés pendant et après l'explosion peuvent s'expliquer aussi bien que dans le cas de l'hypothèse cométaire.

Depuis le début des années 1960, une dizaine de stations scientifiques permanentes ou semi-permanentes, réparties dans quelques pays, et depuis les années 1970 l'armée américaine (longtemps sous le couvert "secret défense" pour des raisons de sécurité militaire), prennent systématiquement des photos des boules de feu et des gros météores qui entrent dans l'atmosphère. L'analyse des clichés obtenus dans ces stations a clairement montré que les collisions entre la Terre et des objets cosmiques allant de 100 à 100 000 tonnes étaient beaucoup plus fréquentes que ce qu'on imaginait auparavant. Mais seule une très faible proportion de ces bombes cosmiques parvient à survivre à la traversée de l'atmosphère terrestre, qui s'est avérée être un écran protecteur très efficace, notamment les couches inférieures (troposphère et stratosphère).

L'étude soigneuse de milliers de clichés a permis de distinguer trois types différents de corps heurtant la Terre. D'abord, des objets durs, rocheux, que l'on a identifié avec les météorites pierreuses de nos collections (types H, L et LL) et qui sont des vestiges d'astéroïdes brisés lors de collisions dans l'espace. Il s'agit de la population dite planétaire. Ensuite, des objets plus fragiles, semblables aux météorites carbonées et que l'on pense être des vestiges cométaires. Ogdy serait l'un d'eux. Enfin, un troisième groupe concerne deux types de matériaux très friables : une forme primitive de roches carbonées et des boules de poussières, essaims de particules soudées entre elles. Ces deux groupes concernent la population dite cométaire.


Une désintégration tardive


Le problème de l'altitude des apparitions et des disparitions des différentes boules de feu enregistrées sur les clichés a été particulièrement étudié. Une surprise apparaît au moment des conclusions. C'est que même les grosses roches du groupe planétaire sont pulvérisées durant leur traversée de l'atmosphère et que seuls quelques débris, atteignant parfois une tonne, touchent le sol. C'est encore nettement plus évident pour le matériel des deux groupes cométaires qui, dans la plupart des cas, ne parvient pas jusqu'à la surface terrestre.

En octobre 1969, une boule de feu a survolé la ville d'Ojarks aux Etats-Unis. Elle s'est désintégrée à 22 km d'altitude en donnant lieu à deux fortes explosions, qui produisirent des ondes de choc comme en Sibérie. En décembre 1974, une boule de feu encore plus grosse, dont la masse a été estimée à 200 tonnes environ, a survolé la ville de Sumawa en Tchécoslovaquie. Elle s'est totalement désintégrée en trois secondes. Les principales émissions lumineuses eurent lieu entre 73 et 61 km d'altitude. Seul un petit fragment a atteint 55 km, et aucun débris n'a touché le sol.

Pour Ogdy, on pense que l'explosion a eu lieu entre 5 et 10 km d'altitude, la plus probable étant 6 km. A cette altitude, la pression aérodynamique est environ trente fois supérieure à celle existant à une altitude de 22 km, à laquelle se désintégra la boule de feu d'Ojarks. On voit qu'il y a là un problème sérieux. Une explosion à 6 km d'altitude est une explosion basse, incompatible avec l'hypothèse d'un noyau de glace envisagé dans le cas d'une comète active. Cette explosion basse est même difficilement conciliable avec l'hypothèse d’un astéroïde cométaire, avec un noyau à base de chondrite carbonée qui est un matériau fragile, mais qui parvient quand même parfois à toucher le sol, puisqu'on en connaît plusieurs spécimens dans nos collections de météorites.

Source: http://www.astrosurf.com/macombes/chapitre%209-me.htm

Deux vidéos intéressantes:

Fiction à propos de l'explosion d'une astéroïde



Autre video trouvée en Français




Pour aller plus loin :
Le site de l'Université de Bologne
http://www-th.bo.infn.it/tunguska/index.html
Astrosurf:L'évenement de la Toungouska en 1908
http://www.astrosurf.com/macombes/chapitre%209-me.htm
Futura sciences: L'Astéroïde était bien plus petite qu'on le pensait
http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/astronomie/d/toungouska-lasteroide-etait-bien-plus-petit-quon-le-pensait_14075/
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