Le Réchauffement climatique

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 Arguments scientifiques de 2 documentaires référents

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Patrigeon Yves



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MessageSujet: Arguments scientifiques de 2 documentaires référents   Mar 1 Avr - 22:41

"An Inconvenient Truth" d'Al Gore et "The Great Global Warming Swindle" produit après le 3ème rapport du GIEC défendent des arguments scientifiques très différents, et en opposion :

- d'un coté, l'influence de l'activité humaine contemporaine sur la sur-émission de CO2, à l'origine d'une augmentation de l'effet de serre ;
- de l'autre, l'effet indirect de l'activité du soleil sur le rayonnement cosmique reçu par la terre, à l'origine des variations de
vapeur d'eau formée dans l'atmosphère, influentes sur la température à la surface de la planète.

Qu'en est-il des arguments scientifiques "pour et contre" de ces 2 théories ?
Y a t'il une distorsion politique et industrielle autour de ces positions radicalement différentes ?
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Alain
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MessageSujet: Re: Arguments scientifiques de 2 documentaires référents   Mer 2 Avr - 20:56

Bonjour Yves, et bienvenu sur le forum.
Merci de soulever ce débat qui est l’exemple de l’opposition actuelle entre sceptiques et alarmistes.
C’est bien sur deux documentaires extrêmes, l’un allant dans le sens du GIEC (An Inconvenient Truth), en mettant l’accent sur les scénarios les plus extrêmes dans le but de servir la sensibilisation au réchauffement.
Il est apparu entaché de quelques erreurs scientifiques, mais son but n’était pas le discours scientifique pur, mais une mise en garde contre les dangers de nos émissions.
La théorie de l’effet de serre reste tout de même aujourd’hui la plus appuyée.
Suite à ce film est né ensuite le film Sceptique "The Great Global Warming Swindle" en réaction au film d’Al Gore, se montrant sous un « aspect » plus scientifique, en donnant la parole à quelques scientifiques renommés en milieu sceptique.
Les sceptiques reconnaissent eux même un certain sens de propagande au GGWS.
Mais le but n’est pas de comparer le côté propagande.
Il y a certainement des distorsions politiques et industrielles dans les deux films.
Lorsque j’ai découvert le GGWS, je me suis d’abord attaché à rechercher qui étaient ces scientifiques et ai vite constaté qu’ils étaient pratiquement tous en relation avec les lobbies des énergies fossiles.
Des sceptiques ont fait de même avec Al Gore, et il est certain qu’il en est aussi ressorti des points négatifs du personnage, notamment concernant le taux élevé de ses propres émissions.

Mais voyons plutôt les arguments scientifiques de GGWS opposés aux arguments GIEC

Décalage de 800 ans entre T° et CO2
Tout d’abord, les 800 ans représentent une mesure peu fiable à l’échelle utilisée.
Voici un extrait traduit de GGWS exposant l’argument :

Citation :
Professeur Ian Clark, est un scientifique de premier rang en paléoclimatologie de l’Arctique, qui examine les enregistrements des données du climat terrestre, des dizaines de millions d’années en arrière.
Quand nous regardons le climat sur une longue échelle, nous regardons le matériel géologique qui enregistre en fait le climat.
Si vous prenez un échantillon de glace par exemple, nous utilisons des isotopes pour reconstruire la température, c’est-à-dire nous libérons l’atmosphère qui est dans cette glace et nous regardons la teneur en CO2.
Professeur Ian Clark et d’autres ont en effet trouvé ce qu’a dit Al Gore, à savoir un lien entre CO2 et température.
Mais ce qu’Al Gore n’a pas dit, c’est qu’il a cité le lien dans le mauvais sens.
Ainsi, nous regardons ici le forage glaciaire de Vostok.
Ici nous voyons en rouge la température qui augmente depuis les temps les plus anciens vers les plus récents.
C’est que nous sortons des glaciations et nous voyons la température augmenter.
Ensuite, nous voyons augmenter le CO2. Le CO2 suit cette hausse de température.
Vous avez un retard d’environ 800 ans. Ainsi, la température précède l’augmentation de CO2 d’environ 800 ans
.

le CO2 ne déclenche pas le réchauffement, mais joue un rôle d'amplificateur une fois que celui-ci est en cours. Selon des estimations de modèles, l'effet du CO2 (avec celui du CH4 et du N2O) permet d'expliquer la moitié du réchauffement total se produisant lors des transitions glaciaire-interglaciaires.
le retard du CO2 sur la température ne nous dit pas grand-chose sur le réchauffement global actuel. Son estimation est cependant un élément intéressant pour comprendre le mécanisme � l'origine de l'augmentation du CO2 � la fin des périodes glaciaires. Ces 800 ans sont équivalents au temps nécessaire pour ventiler l'océan profond sous l'effet de courants océaniques. Ainsi, le CO2 serait stocké dans l'océan profond au cours des périodes glaciaires, puis réinjecté dans l'atmosphère lorsque le climat se réchauffe).
http://www.realclimate.org/index.php?p=13
http://icebubbles.ucsd.edu/Publications/CaillonTermIII.pdf

Deuxième point, la différence de réchauffement entre surface et troposphère
Prenons donc un deuxième extrait ou Christy y explique ses observations pour GGWS

Citation :
Ce que nous avons trouvé de manière consistante, est que sur une grande partie du globe, le gros de l’atmosphère n’est pas en train de se réchauffer autant que la surface dans ces régions et cela est vraiment un casse-tête pour nous parce que la théorie est assez claire et la théorie dit que si la surface se réchauffe, alors l’atmosphère au-dessus devrait se réchauffer rapidement.
La hausse de température dans cette partie de l’atmosphère n’est vraiment pas importante et ne colle vraiment pas avec ce que prévoit la théorie des modèles sur le réchauffement climatique.
Un des problèmes qui plombe les modèles est qu’ils prévoient que vous [quand ?] montez dans l’atmosphère, excepté (et non accepté !) pour les régions polaires, le rythme de réchauffement augmente.
Et il est très clair, à partir de 2 séries de données, non seulement des séries satellite dont tout le monde parle, mais aussi des ballons sondes, que nous ne voyons pas cet effet.
En fait, tout se passe comme si les températures de surface augmentent plus que la température là-dessus.
Et cela fait une grosse différence.
Ces données vous prouvent que ce que nous voyons au niveau du réchauffement
n’est probablement pas dû aux gaz à effet de serre.
Les observations ne montre aucune augmentation de température avec l’altitude.
En fait, la plupart des observations montrent une baisse dans le rythme de réchauffement avec l’altitude.
Ainsi, dans un sens, vous pouvez dire que l’hypothèse d’un réchauffement causé par l’homme est réfutée par les preuves.


Un article paru dans Nature confirmera que surface et Troposphère
se réchauffent de manière assez similaire
http://www.nature.com/nature/journal/v429/n6987/abs/nature02524.html;jsessionid=FE851A2144A083699E93F750346CCDB9
La confusion est venue d'une polarisation du refroidissement de la Stratosphère due à une diminution de la couche d'Ozone.
Christy à lui même rapporté que ces anomalies ont été ont été employés pour défier la fiabilité des modèles de climat et la réalité du Réchauffement induit par l'Homme... et il a rajouté que cette anomalie n'existe plus car les erreurs dans les données de satellite et de radiosonde ont été identifiées et corrigées.

http://www.climatescience.gov/Library/sap/sap1-1/finalreport/sap1-1-final-execsum.pdf

Si tu ouvre ce lien tu tomberas sur une étude de 2006 ou Christy lui-même reconnaît avoir fait des erreurs, invalidant ainsi sa théorie de GGWS




Christy fait lui-même partie de ce groupe de recherche, et dans cette nouvelle étude, voici les conclusions



Que peut on en conclure au niveau de GGWS :
Que la théorie de Christy a été utilisée parcequ’elle pouvait tenter de démonter les conclusions du GIEC, mais que plus tard, sa théorie est invalidée, et en plus il fait partie d’une équipe qui estime en fin d’étude que la responsabilité humaine est plus que probable, donc, le doute de départ quant au bienfondé de GGWS se confirme et prouve que la base même de ce documentaire n’était pas bien solide.

Par manque de temps, je posterai la suite demain ou j'aborderai le problème des nuages et donc des rayons cosmiques.
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Alain
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MessageSujet: Re: Arguments scientifiques de 2 documentaires référents   Jeu 3 Avr - 14:18

Parlons finalement de l’influence Solaire.
C’est en fait la Pus controversée.

Tout d'abord, personne ne nie l'influence du Soleil sur le climat, il a probablement été le facteur dominant pour le climat du passé. Mais actuellement, en modifiant la composition de l'effet de serre, nous influençons forcémment le rayonnement.
Dans quelles proportions, ce sont encore les grandes inconnues.
Tout comme un bon nombre d'autres inconnues existent et sont reconnues par le GIEC
Voir:
http://global-warming.forumsactifs.com/le-giec-ipcc-f4/les-incertitudes-du-rechauffement-climatique-t76.htm

A la lumière de la logique, l'on peut dire que nous sommes responsables de 100% de l'effet additionnel par rapport aux forçages naturels qui ont toujours existés.

Mais voyons ce qu'est le rayonnement.

Citation :
Dans le contexte du climat de notre Planète, la source d'énergie est le
rayonnement solaire incident. Les composants de l'atmosphère (gaz, nuages) vont
interagir avec ce rayonnement visible puis une partie va être absorbée par la
surface. La surface à son tour va émettre du rayonnement, comme tout corps,
cette fois ci dans l'infrarouge à cause de sa température relativement basse. Ce
rayonnement va lui aussi interagir avec les gaz et les nuages présents dans
l'atmosphère avant de rejoindre l'espace. Toute perturbation de la composition
de l'atmosphère va donc perturber ces échanges d'énergie entre le Soleil, La
Terre et l'Espace. C'est le travail des chercheurs de bien comprendre et
modéliser la sensibilité de ces échanges à des changements pour tenter de
prévoir au mieux la réponse de notre climat aux modifications en cours de notre
Atmosphère.


Voyons donc l'origine de cette théorie mettant en cause l'influence des rayons cosmiques sur les nuages et donc le climat.

La base de cette théorie vient de Svensmark:

Citation :
Le soleil protège la terre du rayonnement cosmique par le biais du vent solaire, lui-même dépendant de l'activité de l'astre solaire. Si le vent solaire souffle plus faiblement, davantage de rayonnement cosmique pourra sillonner notre atmosphère et favoriser par ionisation des molécules athmosphériques, la croissance des gouttes d'eau constitutrices des nuages. Et vice-versa.
Les nuages qui se forment "bas" dans le ciel sont relativement chauds et constitués de fines gouttelettes d'eau ayant pour effet de refroidir la planète par réflection de la lumière solaire dans l'espace. Les "hauts" nuages au contraire, sont plus froids car constitués de particules de glace et ont la possibilité de réchauffer la terre en piégeant la chaleur.
En étudiant les données satellitaires depuis 1980, H. Svensmark et N.D. Marsh ont trouvé qu'en fait, seuls les nuages les plus bas (moins de 3,2 km au dessus de la surface de la terre) semblent être affectés par les montées ou les chutes dans l'intensité du rayonnement cosmique. Ils stipulent que les effets du vent solaire se sont accrus au cours du dernier siècle augmentant du même coup la protection contre la pénétration du rayonnement cosmique d'origine galactique, réduisant la formation des nuages de basse altitude (ceux-là mêmes ayant un effet refroissant de l'atmosphère), justifiant ainsi le réchauffement global enregistré au cours du XXe siècle.

Svensmark H.
in Physical Review Letters 81, 5027-5030 (1998)
Marsh N.D. et Svensmark H.
in Physical Review Letters, 85 5004-5007 (2000).

Cette théorie est coroborée par les observations de Shaviv

Doit-on tout attendre de cette nouvelle théorie ? Si nous nous fions à l'expérience du passé (près d'une trentaine de théories ont été successivement répertoriées), il vaut mieux ne pas trop se faire d'illusions... et la réponse doit être prudente. La durée des observations n'est pas encore suffisante.

Les expériences sur l'effet de radiations cosmiques en sont encore à leur début. Le projet CLOUD du CERN devrait voir son achèvement en 2010. Comme dans le projet SKY réalisé à petite échelle, Il s'agit de mettre en place une vaste chambre d'expérience remplie avec des gaz identiques à ceux de l'atmosphère et de l'irradier avec des particules de haute énergie identiques à celles qui nous viennent de l'espace. Il reste bien entendu à déterminer l'efficacité réelle en terme de variations de températures dû à cet effet .

On est donc très loin de la moindre certitude en ce domaine, ce qui explique le manque de prise en compte actuel de ses théories par le GIEC.

Et quand bien même CLOUD ferait progresser la théorie, il serait encore impossible d'en vérifier l'influence réelle sur le climat.
Seulement, puisque Svensmark et Shaviv prévoyent à brève échéance l'amorcement d'un refroidissement climatique, l'Avenir proche devrait permettre d'en savoir plus.

En complément, l'on peut toujours lire l'article de realclimate abordant la variabilité solaire et le climat
http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/12/les-chevaliers-de-l%E2%80%99ordre-de-la-terre-plate-part-ii-courtillots-geomagnetic-excursion/langswitch_lang/fr

Dernière petite chose, actuellement, les forçages naturels sont au plus bas
Influence d'une Nina
http://global-warming.forumsactifs.com/les-courants-marins-f9/el-nino-la-nina-actualite-t104.htm
Activité solaire faible et activité volcanique faible.
S'il n'y avait que les forçages naturels en cause, nous aurions du connaître sur l'Hémisphère Nord, des températures bien inférieures à celles que nous avons connues cet Hiver.
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